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Aujourd’hui, Sebastian Paris Horvitz, responsable de la recherche chez LBP AM, partage ses perspectives pour 2026 dans un contexte de croissance économique résiliente, d’inflation modérée et de politiques monétaires plus accommodantes.
Découvrez les opportunités à saisir en 2026 dans cette nouvelle vidéo « Vu(es) sur les marchés ».
L’année 2025 s’est ouverte dans un climat de fortes inquiétudes pour l’économie mondiale, alimentées par les annonces de mesures protectionnistes américaines.
Ces politiques ont bien été mises en place, mais malgré une hausse historique des droits des douanes américains, ce choc a eu un effet négatif moindre qu’attendu.
Ainsi, la croissance économique mondiale s’est avérée bien plus résiliente. Elle a été aidée par la poursuite de l’assouplissement monétaire, l’annonce de plans de relance, notamment en Allemagne et aux Etats-Unis. Puis, outre-Atlantique, les énormes investissements dans l’intelligence artificielle ont aussi porté la croissance.
Dans ce contexte, les marchés ont enregistré des performances remarquables, avec de nombreux indices boursiers atteignant ou dépassant les 20 % à l’échelle mondiale.
2026 devrait encore bénéficier des forces de soutien qui ont accompagné l’optimisme sur les marchés l’année dernière, et ce en dépit du tumulte causé par les tensions géopolitiques provoquées par certaines décisions des autorités américaines.
Du point de vue de la politique économique, dessoutiens significatifs sont attendus :
Dans ce contexte, nous pensons que le début de 2026 devrait rester porteur pour les marchés et bénéficier à la prise de risque, malgré des valorisations désormais particulièrement exigeantes pour certains actifs.
Nous conservons une position relativement défensive sur les obligations souveraines et estimons qu’il est judicieux de les sous-pondérer au sein d’un portefeuille diversifié. Cette stratégie s’explique en partie par la pression que pourraient exercer sur le marché les besoins de financement croissants liés aux plans de relance actuellement déployés.
Nous maintenons une position neutre sur les obligations d’entreprise en Europe, principalement en raison de primes toujours très limitées. En ce sens, nous privilégions la qualité, avec une légère préférence pour les obligations « Investment Grade » au détriment du High Yield*. Nous conservons également une exposition significative au secteur bancaire. Enfin, pour tirer parti du portage offert par le High Yield*, il est primordial de rester très sélectifs.
Les obligations convertibles demeurent particulièrement attractives et offrent désormais un accès privilégié au financement des entreprises engagées dans le développement de l’intelligence artificielle.
Sur les actions, nous conservons une surpondération, en cohérence avec notre conviction que l’activité économique devrait rester résiliente et même afficher des signes d’accélération en début d’année. Ces signes devraient se voir en Europe comme aux Etats-Unis, mais aussi dans les pays émergents. C’est pour cela que nous restons sur-exposés à ces pays et zones.
En revanche, malgré les soutiens publics annoncés, nous pensons que le marché japonais devrait souffrir d’une appréciation de la devise, corrigeant un peu sa forte sous-valorisation.
*à caractère spéculatif
Les opinions exprimées (i) sont considérées comme fiables par LBP AM et fondées ou justifiées en fonction du contexte économique, financier, boursier et réglementaire et (ii) sont fournies uniquement à titre d’information.